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LIVRE
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Didier Martens
Peinture flamande et goût ibérique XVe-XVIe siècles
LE LIVRE TIMPERMAN,Bruxelles,2010, 240

Un volume de 240 pages
Format 24 x 16,5 – 120 illustrations - Parution octobre 2010
Prix de vente € 48
Souscription à € 43 jusqu’au 1er septembre 2010
sur le compte 001– 4503411– 68 du Livre Timperman
00070871701 CIC
IBAN FR76 3002 7175 3300 0708 7170 186 (France)
Frais d’envoi en Belgique € 7 – Europe € 10
Reste du monde € 20


LE LIVRE TIMPERMAN
Chaussée d’Alsemberg, 985
1180 Bruxelles
Belgique

lelivretimperman@skynet.be





ESPACE EXPO
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22.04 - 29.05.2010
Association du Patrimoine artistique - espace d'exposition
Fabien de Cugnac 2000 - 2010



LOVE ME TENDER
1000 Bruxelles
00 32 (0) 512 34 21, as.patrimoine.artistique@skynet.be
jeudi - vendredi - samedi de 17h à 19h30


Flac. J’ai lu Flac. Et je l’ai pris dans la gueule.
Il en est sorti une image, une bouche ouverte comme une écoutille, une respiration, un cri, un chant, un râle, une aspiration, une expiration, une inspiration. Une invitation à y pénétrer, à y remonter le cours du temps, à la recherche de l’origine du monde, à notre origine, à notre être le plus intime.
Délicieuse et terrifiante, enivrante, sensuelle, irrésistible.
J’ai plongé dans cette bouche fascinante et en est sortie à son tour une logorrhée d’images, la digue était rompue.
Clair-obscur, du noir absolu vers la lumière. Nette, claquante, impitoyable, trop vraie parfois pour être identifiable l’image met notre cerveau en déroute.
L’image parle à l’âme.
Marcel Duchamp, notre père à tous, nous a dit : Le regardeur fait le tableau.
La question est : Qui es-tu, toi qui me regardes?

Tabou. J’ai touché au tabou.
Las du rejet, j’ai décidé de plaire. Je croyais que le nu féminin plaisait, poncif de l’art de tous les temps. Mes nus cosmiques ont semé l’effroi.
J’en ai pris le contre-pied, l’infiniment grand, la lumière, la couleur, l’image pieuse, l’image que tout le monde aime : le coucher de soleil.
Du décès de mon père à un amour naissant, les couchers de soleil de l’île de Ngor ont été les rimes de mes émotions, le poème de mes sentiments.
Plus tabou encore que le vagin, le coucher de soleil est une image interdite en art contemporain.

Prout prout. J’ai fait le malin. Je me suis cassé la gueule.
Deux fois! N’est pas artiste qui veut.
Et je suis parti aux antipodes, là où les gens ont la tête en bas et les pieds en l’air.
J’ai fait des images pragmatiques, académiques, décoratives, bcbg.
Marchez dessus, ce n’est pas un blasphème, c’est un plaisir (aux antipodes) et lisez les titres, souriez-les, ne vous emmerdez plus : je ne revendique rien.

Amitiés à tous

Fabien de Cugnac
23-02-2010


ESPACE EXPO
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27.02 - 17.04.2010
Association du Patrimoine artistique - espace d'exposition
ANNE BOLAND
jeudi, vendredi et samedi de 15h à 18h30

1000 Bruxelles, 7 rue Charles Hanssens, 1000 Bruxelles
+32 512 34 21, as.patrimoine.artistique@skynet.be



Comment faire pour évoquer cette sensation ?
Vous êtes là, dans la rue, une femme passe, jolie robe, démarche gracieuse, elle traverse un carrefour, croise des signaux, longe un chantier. Des couleurs, du mouvement, une simultanéité. Mais rien qui ne nécessite un développement. C’est le présent tout pur, sans regret, sans projection dans l’avenir. Juste ici, maintenant : un cadeau de l’instant, le monde vous semble beau, en cette minute. C’est un élan, même pas une idée, une simple disposition d’esprit qui vous prend. Cela peut arriver partout, dans le métro, à l’Innovation ou en feuilletant un magazine.
Souvent, un rayon de soleil printanier y contribue…

Anne Boland cherche à capter ces instants et à nous les restituer en même temps que le lointain souvenir de ce qui les a causés. Par une tension spatiale, par une juxtaposition de formes et de couleurs très particulières qui s’offrent en suspension, sans perspective, elle en rend le caractère fugace, l’aspect impromptu, presque arbitraire.  Elle en ressuscite aussi l’effet dynamisant et nous le fait partager.

Là où l’écrivain s’empêtrerait dans les mots et le récit, elle réussit, comme y parviennent les musiciens, à planer au-dessus des choses et à susciter en nous cet élan, cet appétit plus indispensable à la vie que n’est l’art lui-même.



                                Pierre Loze
                                Janvier 2010