Association du patrimoine artistique asbl

NOTRE QUARTIER Réaction de l'ARAU

Ce 25 octobre, la Commission de Concertation rendait un avis positif (sous conditions) sur le projet Lebeau. Un avis qui ne prend pas la mesure de la très forte mobilisation associative et citoyenne qui s’est manifestée lors de la réunion publique et qui balaie un peu trop vite la centaine de réactions récoltées lors de l’enquête publique.

L'ARAU réaffirme son apposition

lire la suite :

https://www.arau.org/fr/benediction-dun-ecocide-urbain-au-nom-du-bon-amenagement-des-lieux/

Notre quartier

SAUVE LEBEAU SABLON

Belgacom - Projet immobel


Réaction suite à l’avis favorable de la Commission de Concertation en faveur du projet d'Immobel.
Bruxelles, 03/11/2022



Pour rappel, un concours d’architecture fut organisé en 2018 par le Bouwmester Maitre Architecte de la région bruxelloise sans aucune concertation avec les riverains. Le programme de ce concours prévoyait la démolition du site LEBEAU afin d’y reconstruire un parking de 400 places et un complexe de 42.000 m2, deux fois plus dense etplus haut que les autres îlots du quartier.

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Bruxelles autrefois

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CONFÉRENCES à la Maison du Roi (Grand'Place)

Jeudi 17 novembre à 18h30 et à 20h15


La Senne et ses abords à la veille du voûtement par Alain Jacobs

Dans le cadre des expositions La Senne à ciel ouvert*,la conférence avait été initialement programmée en janvier 2022. Plus d'informations

Entrée gratuite.


* À paraître : Vol.2 La Senne à ciel ouvert, de la période française au voûtement

PROLONGATION

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EXPOSITION à l'APA


Prolongation jusqu'au 17 décembre 2022 mais uniquement sur rendez-vous en téléphonant au +32 25 12 34 21 ou en écrivant à : as.pat.art@gmail.com

CALCUTTA, Bengali Palaces and Vestiges of Her Majesty's Empire.
Photographs by Fabien de Cugnac & François Loze

Il faut relire les nouvelles de Kipling pour retrouver l’ambiance si particulière de la colonie anglaise et la mentalité prétentieuse, arrogante et sans scrupule qui animait les élites blanches qui la dirigeaient. En même temps que le climat de l’Inde, aussi omniprésent que lui, se dessine l’expression d’un sentiment de supériorité, se dégageant derrière chacune des phrases de cet auteur décrivant les paysages et des mœurs d’un pays habité par ceux que l’on appelait des indigènes. Il faut avoir vécu cette ambiance qui colle à la peau autant que l’effet que produit la chaleur pour la reconnaître infailliblement, et comprendre le sentiment des hommes qui subissaient quotidiennement cet état d’esprit.

L’architecture des palais que nous montrons dont la plupart étaient situés dans la «ville noire», est née d’un sursaut de dignité et comme une volonté d’affirmation, en réplique aux architectures monumentales que le gouvernement anglais fit élever pour démontrer son écrasante prépondérance et la supériorité de la race blanche. En Inde, deux sociétés à castes se sont rencontrées et se sont côtoyées, vivant séparément, avec chacune leur mépris de classe ou de castes, auquel s’ajoutait le préjugé de race. La soumission de l’une à l’autre n’avait qu’une seule raison, la supériorité militaire, nullement due à la bravoure, mais technique, et implacable.

Ces palais de Calcutta, situés au nord de la ville blanche où les Anglais restaient entre eux, s’élevaient dans les quartiers très animés qui entouraient Chiptur road. Ils ont été habités par une frange de la haute société bengalie qui depuis le 18e siècle commerça avec les Anglais, s’accommoda de leur présence, fit les nouvelles affaires avec eux, et subissant la colonisation, s’efforça d’affirmer aussi son existence en tentant de préserver son identité spécifique.

Le charme de ces architectures, qui adoptaient le langage du palladianisme anglais, réside dans la façon dont elles exprimaient aussi un art de vivre autour de grandes cours ombragées, qui les rapproche davantage des palais italiens que des demeures puritaines anglaises. Elles traduisent un hédonisme qu’on chercherait en vain dans les constructions laissées par les colonisateurs entièrement vouées à l’expression des symboles du pouvoir.

Mais ces élites ne se sont pas contentées de s’approprier les signes d’expression architecturale, elles ont aussi adopté et assimilé les connaissances littéraires, philosophiques, techniques et scientifiques des occupants anglais, en même temps que leur langue. Et cet élan d’ouverture a du même coup engendré l’apparition de la littérature écrite bengalie et un sursaut de la culture, que l’on a appelé la renaissance bengalie. Un moment de civilisation, un essor dans tous les domaines des arts, des sciences, ou de la philosophie et une fermentation d’idées de résistance qui ont conduit à l’indépendance de l’Inde. Curieusement, l’Inde d’aujourd’hui ne veut plus se souvenir de ce qu’elle doit à ces élites qui ont certes collaboré avec l’occupant mais sont à l’origine de l’Inde moderne.

La plupart des palais qui sont présentés dans cette exposition sont en triste état ou ont même été démolis. Ce reportage, réalisé il y a une trentaine d’années en 1989, est un témoignage exceptionnel et un constat de ce moment où deux civilisations se sont rencontrées et ont données l’une à l’autre le meilleur de ce qu’elles pouvaient en dépit des erreurs de l’Histoire.

Pierre Loze - novembre 2022

Bande annonce en français ----- Bande annonce en anglais (teaser)

Catalogue : 16,5 x 24 cm, 152 p., 240 ill.
Entrée gratuite

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XXe

CALCUTTA

Bengali Palaces & Vestiges of Her Majesty's Empire

Photographs by Fabien de Cugnac & François Loze


Du 15 septembre au 29 octobre 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)


Bande annonce en français

Bande annonce en anglais (teaser)

Heritage Days/Journées du Patrimoine OFF​ 2022 - Traces de la colonisation - 17 & 18 sept. de 10 à 18 h

La population du Bengale est historiquement la plus imprégnée culturellement en Inde par l’occupation anglaise. Ses élites étaient étroitement liées à la Compagnie anglaise des Indes orientales. À Calcutta se concentrait une population composée des membres de l’administration de la compagnie, de militaires et des grandes familles indiennes, confortablement établies, prenant part au commerce, et finançant même la Compagnie par ses prêts, pour ses opérations commerciales, mais aussi militaires. Cet entrelacement d’intérêts économiques, de proximités et d’influences culturelles mutuelles fut le terreau d’une refondation culturelle qui toucha la philosophie, la religion, les arts, se développant parmi les élites bengalies, dont certaines avaient parfois fréquenté les écoles et universités anglaises. L’émergence d’une classe moyenne formée dans les collèges et les nouvelles universités locales, dont celle de Calcutta, créée en 1857, amplifia le mouvement. Il finit par toucher une large part de la société indienne à la fin du XIXesiècle.

L’attrait pour le patrimoine architectural de Calcutta s’est historiquement porté sur les résidences et édifices officiels anglais datant de la période coloniale plus que sur les grands palais de la ville bengalie. Mais les palais enfuis dans les méandres du nord de la ville, évoquant la Grèce et la Rome antique par leurs formes générales, empruntant aux arts locaux détails et ornementations, n’ont pas manqué de fasciner également les visiteurs. À l’époque de leur construction, ils étaient entourés de jardins mais au XXesiècle, sous l’effet de la pression démographique, du déclin économique et des successions, la ville a petit à petit englouti dans son développement le patrimoine d’une caste qui a perdu son statut économique. La nationalisation d’une grande partie de ses avoirs fonciers et l’abolition des privilèges de cette caste par le nouvel état indien en 1947 expliquent cette évolution urbanistique.

Lors de leurs reportages photographiques en 1990, Fabien de Cugnac et François Loze ont eu la chance d’être parfois introduits dans les intérieurs de réception de ces demeures, plongés dans la pénombre de salons aux persiennes fermées, intacts depuis tant de générations, loin de la chaleur et du tumulte des ruelles avoisinantes. Les portraits des aïeuls, les grands miroirs écaillés par le temps, les lustres, les fauteuils, ce mobilier de style témoignent encore de l’influence occidentale parmi les élites bengalies au XIXe.

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Catalogue/catalog : 240 ill., 16,5 x 24 cm, 152 p., texte/text F. loze.

Fabien de Cugnac

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Bruxelles autrefois

La promenade le long de la rivière bruxelloise continue...

LA SENNE A CIEL OUVERT

de la période française au voûtement (1795 - 1871)

Du 9 décembre au 29 janvier 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)

Sans réservation pour les visites individuelles

C’est aux alentours de la Senne, dans les quartiers où l’artisanat tributaire de l’eau s’était développé depuis le Moyen Âge, qu’a débuté la révolution industrielle à Bruxelles. L’étude de cette partie de la ville, de 1795 à 1871, démontre les conséquences très rapides des réformes qui furent imposées par la Révolution française. En quelques décennies,
quantité d’activités industrielles se sont installées dans le tissu urbain médiéval, qui s’est considérablement densifié, et qui a fini par imploser sous l’effet de la surpopulation et de l’insalubrité.

Pour la première fois, une étude minutieuse, maison par maison, met à profit les dossiers de rapports d’expropriation conservés aux Archives générales du Royaume. Elle permet de comprendre le processus de dégradation du tissu urbain et des conditions de vie qui a conduit à la décision d’entreprendre le voûtement complet de la rivière, suite à une vague d’épidémies meurtrières. On y observe la coexistence de modes de vie anciens et d’activités industrielles dans des quartiers de plus en plus densément habités où le débit de la rivière ne suffisait plus à garantir la salubrité.

Cette histoire de la Senne au 19esiècle constitue une suite à l’exposition consacrée à la rivière bruxelloise du Moyen Âge au 18esiècle, qu’elle vient enrichir par une abondante iconographie en partie inédite.
On y découvre l’allure de ces quartiers qui ont disparu, remplacés par les grands boulevards et la Bourse de Commerce dans le but de donner un nouveau visage à la capitale.

Cette exposition est liée aux 150 ans du voûtement de la Senne. D'autres expositions sont proposées par la Région Bruxelles-Capitale, les Musées de la Ville de Bruxelles, les Halles Saint-Géry. #150Senne

Bruxelles autrefois

L’Association du Patrimoine artistique vous invite dans son espace à poursuivre la promenade le long de la rivière bruxelloise. L’exposition La Senne à ciel ouvert du Moyen Age au XVIIIe siècle est prolongée ; elle change progressivement pour aboutir au deuxième volet.

Volet 2

LA SENNE A CIEL OUVERT

de la période française au voûtement (1795 - 1871)

Du 9 décembre au 29 janvier 2022

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles (Sablon)

Catalogue en cours d'élaboration

Liste des images : J.-B. Van Moer, aquarelle © Musées de la Ville de Bruxelles - Maison du Roi./L. Ghémar,1867, photographie © KBR, Cabinet des Estampes./G.-P. Burggraaff, lithographie et aquarelle, vers 1820/1825© KBR, Cabinet des Estampes./J.-T. Kämpfe,juillet 1870,photographie © KBR, Cabinet des Estampes. /L. Ghémar,La Veuve Bruggemans à sa fenêtre, détail,1867 ©KBR, Cabinet des Estampes.

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Bruxelles autrefois

Sortie du catalogue

Vol.1

LA SENNE A CIEL OUVERT

du Moyen Age au 18e siècle

Disponible à notre espace d'exposition aux heures d'ouverture

Textes : Pierre Loze et Alain Jacobs. Format A4, 128 pp., 208 illustrations. ISBN : 9782960275322.

Programme des 150 ans de la Senne : https://www.bruxelles.be/150-ans-du-voutement-de-la-senne

Bruxelles autrefois

Volet 1

LA SENNE A CIEL OUVERT

du Moyen Age au 18e siècle

accompagnée d'un catalogue

Du 14 octobre au 27 novembre 2021

Les jeudis - vendredis - samedis : 14 à 18 heures

7 rue Charles Hanssens - 1000 Bruxelles

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Le Musée des Beaux-Arts de Tournai en péril

Respectons intégralement l'œuvre de Victor Horta. Le génie de cet architecte est incontestable, il échappe trop souvent à la compréhension des gens qui s'occupent de muséographie. Pour le Musée des Beaux-Arts de Tournai, toute percée dans le bâtiment est inacceptable.

merci de signer la pétittion

www.change.org/p/monsieur-paul-olivier-delannois-bourgmestre-de-tournai-contre-l-enlaidissement-du-musée-des-beaux-arts-de-tournai

Monsieur le Ministre-Président et Monsieur le Vice-Président du gouvernement wallon

Avec les inondations catastrophiques que viennent de connaître les villes de Wallonie, nous prenons conscience des travaux d'infrastructure qu'il va falloir réaliser, avec le concours de grands bureaux d'ingénieurs, afin que pareils événements ne se reproduisent plus. Cette prise de conscience nécessitera des choix budgétaires.

Dans ce contexte, il est une dépense dont la Région Wallonne pourrait salutairement faire l'économie : celle de l'adaptation du Musée des Beaux-Arts de Tournai à une vision moderne de la muséologie dite contemporaine.

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