Association du patrimoine artistique asbl

VARIA

PÉTITION Sauver la quartier du Sablon

IMPORTANT - LE QUARTIER DU SABLON A BESOIN DE VOUS

https://www.change.org/p/sauve-lebeau-sablon-gmail-com-bruxelles-le-quartier-du-sablon-a-besoin-de-vous

QUARTIER (Rue Lebeau, Rue de la Paille)

ENSEMBLE NOUS POUVONS SAUVER LE QUARTIER

En 2014, Immobel achète le bâtiment Belgacom (l’îlot de +/- 20.000 m² de terrain entre la rue Lebeau et la rue de la Paille, qui inclut notamment les magasins Taschen et quelques galeries d’art). Immobel a l’intention de construire des appartements à cet emplacement et promet « une revalorisation et une revitalisation de qualité » et « un maintien de la structure portante et des gabarits existants ». En 2018, Immobel organise un concours d’architectes, et une trentaine de bureaux d’architectes introduisent chacun leur projet. Plusieurs bureaux d’architectes renommés optent explicitement pour le maintien du bâtiment existant et la transformation de ses espaces actuels en appartements. Néanmoins, Immobel choisit un projet qui prévoit la démolition de tout le bâtiment colossal de la rue Lebeau, et la construction d’un nouveau complexe. Aucun argument ne peut expliquer leur choix sinon la maximisation du bénéfice financier de la S.A. Immobel, au détriment des résidents, des commerçants et des maisons des alentours (nuisance beaucoup plus importante d’une démolition totale que d’une conversion du bâtiment existant; le quartier va être un chantier pendant 4 ans, au minimum; vu le sol fragile du quartier du Sablon, risques très réels d’affaissements, fissures, etc.).

Bref un nouveau cauchemar urbanistique avec des conséquences économiques et des perturbations comparables à celles qui ont résulté du piétonnier des boulevards du centre et de la restauration du tunnel Louise. Ces expériences encore toutes récentes ont laissé des souvenirs amers.

Soyons conscients aussi que le Sablon porte bien son nom : c’est bien sur ce matériau instable qu’est construit le quartier. « Mais on ne creusera pas le sol », réplique Immobel, « on se contentera seulement de raser Belgacom pour y construire 200 appartements dotés de 240 garages » .

Quand cessera-t-on de s’en prendre au centre historique de Bruxelles ? Souvenons-nous des échecs précédents et tirons-en les leçons…

Autrefois, la destruction de la Maison du Peuple de Victor Horta (1896-98, rue Stevens, démolie en 1965, VOIR PHOTOS CI-DESSUS ) et la construction d’un immeuble de bureau a irrémédiablement abîmé les abords du Sablon et de la place de la Chapelle, par une rupture d’échelle. La rue Lebeau a vu s’élever l’immeuble Belgacom qui l’a amputé de la moitié de son enfilade de maisons classiques. Elle a perdu ainsi deux maisons de Paul Hankar : l’hôtel Kleyer (1898 à l’angle des rues de Ruysbroeck et de la Paille, démolie en 1947) et la pharmacie Peeters (1894 rue Lebeau, démolie vers 1959). Heureusement, il reste encore de cette rue, son autre côté, bordé de beaux immeubles dont l’hôtel Frison (1894, rue Lebeau n°37). La seule maison privée de Victor Horta dans le centre ville historique, aujourd’hui sauvegardée grâce à la Foundation Frison Horta Musée Privé.

C’est en s’appuyant sur le charme du Sablon, en face de cet ensemble de la rue Lebeau qu’Immobel ambitionne de créer un complexe « attractif » de logements–bureaux–commerces d’une ampleur disproportionnée, ouvrant ses balcons sur huit étages. Il suffit d’aller voir rue Stevens l’effet produit par ce genre d’opération immobilière aux proportions démesurées pour se convaincre des dommages environnementaux qui en résultent directement sur l’ambiance d’un quartier. Cette construction trop haute créera une rupture d’échelle, elle sera nécessairement pourvue d’importantes fondations sur un sol fragile, et risque aussi d’ébranler les alentours, à savoir les immeubles situés en face.

Et pourquoi ne pas maintenir les immeubles existants en revoyant le dessin de leurs fenestrages, en créant des vitrines et des passages piétonniers vers le cœur de cet îlot transformé en jardins, en végétalisant les toitures et en réduisant un peu la hauteur de la façade rue Lebeau afin de redonner l’air et la lumière dont elle est tant privée ?

Cette solution est-elle trop sage pour Bruxelles ? Nos édiles ne sont-ils pas là pour mettre à la raison Immobel qui croit pouvoir éventrer la ville et faire des bénéfices financiers ?

Les citoyens sont en droit d’aspirer à une capitale qui soit une ville digne de ce nom !

À l’attention de la Ville de Bruxelles, service Urbanisme et de la Région de Bruxelles-Capitale

Pétition contre la démolition de l’ensemble des bâtiments Belgacom-Proximus-Immobel situés rue Lebeau et rue de la Paille

Les soussignés, tout en reconnaissant les droits du propriétaire des bâtiments mentionnés ci-dessus, déclarent qu’ils s’opposent à la démolition des bâtiments en question pour des raisons suivantes :

• La valeur architecturale des bâtiments existants : ceux-ci sont repris dans plusieurs inventaires de Bruxelles. Leur maintien garantit la cohérence du paysage architectural actuel avec les bâtiments des boulevards de l’Empereur/Impératrice/Berlaimont/Pachéco.

• Ces bâtiments sont des constructions solides et de qualité.

• Vu le caractère spécifique et délicat du sol du Sablon et l’intérêt historique des constructions voisines, la démolition des bâtiments Belgacom risque d’entraîner des dégâts : affaissements et fissures des immeubles et maisons XIXe.

• Le chantier de démolition entraînera des nuisances sonores, des problèmes de circulation, la chute du chiffre d’affaire ou la fermeture des commerces de la rue Lebeau, etc... pour minimum 4 années.

Pour ces raisons, les soussignés demandent la conservation des bâtiments existants et la limitation des travaux de transformation afin d’adapter les rez en commerce et les étages en bureaux ou en appartements. Lors du concours organisé par Immobel en 2018, plusieurs bureaux d’architectes ont délibérément opté pour le maintien des bâtiments existants prouvant que des alternatives évitant la démolition des bâtiments est possible.

Merci pour votre collaboration.

Nupur Tron (Foundation Frison Horta, 37 rue Lebeau), Chris Bosma (26 rue de la Paille), Pierre Loze et Dominique Vautier, 7 rue Charles Hanssens

Conférence

Colloque \"Machinae spirituales\"
KIK-IRPA / ULB / KMKG-MRAH
MACHINÆ SPIRITUALES

Colloque international
KIK-IRPA / ULB / KMKG-MRAH
18-19/11/2010
Séminaire d’histoire de l’art de l’IRPA n°11
Musées Royaux d'Art et d'Histoire
Accès gratuit


Les retables baroques dans les Pays-Bas méridionaux. Mise en contexte européen et contribution à une histoire formelle du sentiment religieux au XVIIe siècle.

La recherche en Histoire de l’art s’est montrée, ces dernières années, particulièrement attentive à restituer aux images, et notamment aux images religieuses, une réalité anthropologique longtemps occultée. Ce tournant historiographique a d’abord essentiellement été le fait des médiévistes, qui ont multiplié les travaux destinés à restituer le statut particulier reconnu à certaines de ces images et à reconsidérer les mécanismes de leurs efficacités supposées.

D’autres chercheurs entreprirent dans ce sillage de reconsidérer la rupture que la Renaissance passe traditionnellement pour avoir imposée entre une pratique religieuse de l’image médiévale et une conception laïque de l’art à l’époque moderne. Relevant certaines continuités au-delà de cette césure supposée, ceux-ci s’attachèrent à considérer la manière dont le système figuratif instauré aux Temps Modernes a pu, en intégrant de nouveaux paramètres intellectuels et formels, prolonger certaines fonctions dévolues aux images médiévales et assumer notamment leurs capacités à être les moyens d’une méditation et d’une restructuration spirituelle.

S’inscrivant dans cette perspective de recherche, le présent colloque a pour ambition de comparer les options formelles développées dans différents pays européens au XVIIe siècle et d’analyser les interactions entre pratiques spirituelles et artistiques. Il s’agira notamment de mettre en évidence les stratégies visuelles développées par ces tableaux d’autel pour encadrer, grâce à divers «protocoles de lecture», un ensemble de pratiques spirituelles essentielles.

DVD

DVD Tous les chemins mènent à Rome
Voyages d’artistes du XVIe au XIXe siècle de Catherine Menoury (vidéaste) et Dominique Vautier (historienne de l’art). 54’50’’. Version française non sous-titrée.
Ce film pourrait tout aussi bien s’intituler : Comment voyageait-on autrefois ? Son projet est de nous amener à comprendre ce que pouvait être un voyage. La confrontation des récits des voyageurs et des tableaux des peintres nous invite à participer à leurs aventures «touristiques». Nous partageons leurs surprises, leurs colères, leurs joies ou déconvenues, leurs enthousiasmes, malgré les siècles qui nous séparent.

Ce voyage, évoqué par la plume des auteurs et le pinceau des artistes, nous conduit à découvrir ce qui en faisait le charme ou au contraire le rendait bien difficile : le confort très relatif des auberges, les rencontres heureuses ou les plus indésirables, la diversité des modes de transport, les barrières naturelles ou la beauté de certains sites...

Grâce aux voix des comédiens, ces récits prennent vie, les auteurs se livrent à nous, tandis que la caméra guide notre regard qui se promène dans les paysages, s’arrête sur certains détails.

Ce dvd a été réalisé grâce au soutien de la Commission communautaire française, section culture et au Fonds national de la recherche scientifique. Les tableaux, objets et archives ont été filmés lors de l’exposition Europalia Tous les chemins mènent à Rome. Voyages d’artistes du XVIe au XIXe siècle qui s’est tenue au Musée d’Ixelles en hiver dernier.